Organisé dans le cadre du plan D
par « Projets d’Europe » (Bagnères de Bigorre)
et l’Union pour l’Europe Fédérale (Toulouse)
avec la participation de Christian Hen
Professeur de droit européen à Toulouse I
et président du Mouvement Européen Ariège - Haute Garonne
Samedi 25 mars 2006
Centre d’Activités Culturelles
Séméac, Hautes Pyrénées, France
Synthèse des débats adressée à
Monsieur Jacques CHIRAC
Président de la République Française
Madame Margot WALLSTROM
Vice Présidente de la Commission européenne
Monsieur Jo LEINEN
Président de la Commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen
Madame Anne-Marie SIGMUND
Présidente du Comité Economique et Social européen
Monsieur Michel DELEBARRE
Président du Comité des Régions de l’Union européenne
A/ Le plan D et le débat sur l’avenir de l’Europe
À la suite du referendum français et
néerlandais sur le Traité établissant une
Constitution pour l’Europe, les chefs d’État et de
gouvernement ont appelé en juin 2005 à une «
période de réflexion » afin d’organiser un
vaste débat dans chaque État membre. La Commission
européenne a donc lancé le 13 octobre 2005 le Plan D
(comme Démocratie, Dialogue et Débat). Ce Plan D pose les
bases d’un dialogue approfondi sur l’avenir de
l’Europe.
Ce plan D n'est pas là « pour porter secours à
la Constitution mais pour favoriser un vaste débat sur la
relation entre les institutions démocratiques de l'UE et ses
citoyens », précise la communication de la Commission, qui
note le manque de confiance des Européens. Selon Margot
Wallström, commissaire européenne responsable de la
Stratégie de communication, ce « plan D est conçu
comme un exercice de débat, de dialogue et d'écoute.
C'est un moyen de mobiliser les idées politiques pour provoquer
le changement ». L’objectif déclaré est la
réalisation d’un nouveau consensus sur les politiques
qu’il convient de mener afin de rendre l’Europe en mesure
de relever les défis du 21e siècle. « Le Plan D est
conçu comme un exercice de débat, de dialogue et
d’écoute. C’est un moyen de mobiliser les
idées politiques pour provoquer le changement. Confrontés
aux défis de la mondialisation, nos concitoyens posent de
difficiles questions sur la sécurité de l’emploi et
les retraites, sur les migrations et les niveaux de vie. L’Europe
doit se renouveler, de manière à être partie
intégrante de la solution. Le Plan D vise à injecter plus
de démocratie dans l’Union européenne, à
favoriser un vaste débat public et à permettre la
réalisation d’un nouveau consensus sur la direction future
de l’UE. Il incombe désormais aux États membres de
faire vivre ce processus. J’en appelle aujourd’hui aux
gouvernements nationaux: qu’ils saisissent cette
opportunité, qu’ils impulsent le débat et
qu’ils agissent comme moteur du changement au niveau
européen ».
Un premier feedback sur les débats nationaux devrait avoir
lieu en avril 2006. Une conférence européenne sur
l’avenir de l’Europe devrait être ensuite
organisée le 9 mai 2006, l’objectif étant de
permettre aux participants de tirer ensemble les principales
conclusions des débats. La Commission élaborera enfin un
rapport de synthèse des débats nationaux, en vue du
Conseil européen de juin 2006, qui se tiendra sous
présidence autrichienne. À terme, ce processus devrait
permettre l’établissement d’une feuille de route
concrète pour l’avenir de l’Europe.
Répondant à la décision du Conseil
européen en juin 2005 d'entamer une période de dialogue
et de réflexion, le Parlement européen a voté avec
385 voix en faveur, 125 contre et 51 abstentions, le rapport d'Andrew
Duff et Johannes Voggenhuber. Les députés
européens veulent s'assurer que le nouveau débat
aboutisse à des résultats tangibles et demandent de
prolonger la période de réflexion.
Le Parlement européen veut jouer un rôle moteur dans
ce débat. Dans le cadre du processus, les députés
européens demandent la tenue d'un certain nombre de
conférences et de réunions de manière à
faire avancer le débat sur l'avenir de l'UE. Des forums
parlementaires devraient organiser des conférences entre les
parlements nationaux et le Parlement européen au printemps de
cette année. Le premier forum est prévu pour le 9 mai
2006. En même temps, pour assurer une participation, le
Parlement demande aux États membres de tenir un grand
nombre de forums de citoyens, c'est-à-dire de réunions et
de débats publics aux niveaux national et local. Selon les
vœux du Parlement européen, ces débats devraient
impliquer les partis politiques, les représentants des
employeurs et des travailleurs, la société civile, la
communauté universitaire et les médias.
B/ La phase de préparation du débat
Le débat du 25 mars 2006 représente le premier
débat initié dans le cadre du plan D dans les Hautes
Pyrénées. Nous n’avons pas eu connaissance de
débat similaire en Midi Pyrénées. Rappelons que le
pourcentage du « non » au referendum du 29 mai 2005, dans
le département des Hautes Pyrénées, a
été supérieur à la moyenne nationale.
L’initiative d’organiser un débat à
Séméac remonte à octobre 2005, peu après
l’annonce du plan D. Deux associations impliquées dans le
processus d’intégration européenne ont
participé à cette démarche :
1. « Projets d’Europe » est une association
locale créée au lendemain du referendum du 29 mai 2005,
implantée à Bagnères de Bigorre. Son objectif est
de développer un espace public d’information et de
débat sur l’Europe
2. La section toulousaine de « l’Union pour
l’Europe Fédérale » qui est comme le
Mouvement Européen une organisation née au lendemain de
la seconde guerre mondiale.
Monsieur Christian Hen, Professeur de droit européen
à Toulouse I, et président du Mouvement Européen
Ariège - Haute Garonne a accepté d’être le
modérateur de ce débat.
Nous avons très rapidement demandé des subventions
afin de préparer l’organisation de ce débat. Au
jour du débat, nous n’avons reçu aucune subvention
et l’intégralité des frais a été
supportée par les deux associations. Monsieur Christian Hen est
intervenu bénévolement. Le bureau de «
l’Union pour l’Europe Fédérale » a
assumé ses frais de déplacement depuis Toulouse (300 km
aller retour). « Projets d’Europe » a assumé
les autres frais.
Le plan D est largement méconnu dans les Hautes
Pyrénées, et c’est probablement le cas
également dans la région Midi Pyrénées. Il
est méconnu des politiques, des médias et des citoyens.
Ce débat a pu avoir lieu uniquement du fait du profond
engagement européen des organisateurs et de Monsieur Christian
Hen. Il est important de signaler que les organisateurs du débat
avaient une position divergente au moment du referendum du 29 mai 2005.
Quant à Monsieur Christian Hen, il a déclaré
avoir milité pour le « oui ».
C/ Le déroulement du débat
Le débat s’est déroulé sur la journée avec deux thèmes :
1. La matinée (9h30 à 12h30) était
consacrée à la problématique de la
redéfinition des objectifs de la construction européenne
2. L’après-midi (14h30 à 17h30) était
centrée sur la problématique de la démocratisation
des institutions européennes
27 personnes étaient présentes le matin, 30
l’après-midi (beaucoup de participants ont assisté
à l’intégralité des débats). La salle
était partagée entre partisans et opposants au
Traité établissant une Constitution pour l’Europe.
Contrairement aux débats durant la période
référendaire, le dialogue a été facile et
la teneur du débat s’est révélée
être de qualité.
Une trame a conduit les deux débats afin de réaliser
un mini sondage sur des sujets précis préalablement
explicités. Ce sondage n’est certes pas
représentatif vu le faible nombre de participants, mais il donne
néanmoins des indications intéressantes.
D/ La redéfinition des objectifs de la construction européenne
Après une présentation générale par
Monsieur Christian Hen, le débat s’est ouvert sur la
question de l’identité européenne, et de la
caractéristique spécifique des valeurs européennes
dans le cadre plus large des valeurs occidentales.
Voici tout d’abord les résultats d’un sondage sur nos objectifs pour l’Europe :
Protection de l’environnement
94 %
Assurer la paix
82 %
Lutte contre les paradis fiscaux
79 %
Des institutions européennes
démocratiques
79
%
Une agriculture respectueuse de l’homme et de son
environnement
79 %
Une coopération entre Etats
73 %
La lutte contre le chômage et la
précarité
73 %
Une taxation des activités polluantes
73 %
Associer une politique économique et
sociale
70 %
Construire un espace juridique homogène
70 %
Favoriser une convergence sociale vers le haut
67 %
Une défense européenne indépendante de
l’OTAN
62 %
Une convergence fiscale
53 %
Pratiques loyales de concurrence au niveau
mondial
53 %
Valoriser l’humanisation et
l’interdépendance
53 %
Taxer la spéculation à court terme
47 %
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Protection de
l’environnement - Une agriculture respectueuse de l’homme
et de son environnement - Une taxation des activités polluantes
Monsieur Christian Hen a relevé l’inadéquation
entre la volonté de poursuivre une politique agricole
productiviste et la situation actuelle de surplus de production
combiné aux problématiques environnementales. Pour lui se
pose la question d’une éventuelle renationalisation des
politiques agricoles.
Assurer la paix - Une défense européenne indépendante de l’OTAN
Monsieur Christian Hen a relevé que l’Europe reste un
nain politique et se demande comment pourra exister une diplomatie
commune à 27, et a fortiori dans une Europe à 36. La
question d’une véritable défense européenne
autonome a été abordée à plusieurs
reprises, ainsi que la question d’un noyau dur. Cette
problématique du noyau dur a été abordée
également au travers de l’élaboration éventuelle d’une nouvelle vision à l’échelle européenne :
Met-on toujours en avant le scientisme et le productivisme (le
Traité établissant une Constitution pour l’Europe
faisait en particulier référence à une agriculture
productiviste) ?
Ou bien vivons-nous un mutation de société où
nous serions mis au défi de renoncer à toute
volonté de puissance à l’intérieur de
l’Europe comme à toute volonté
hégémonique dans le monde (ceci en accord avec
l’objectif de la paix) pour favoriser un monde multipolaire, de
conjoindre science et conscience, de mettre au premier plan valeurs
éthiques, humanisation, interdépendance entre
l’homme et son environnement, interdépendance et
coopération entre Etats ? On pourrait alors imaginer que le
noyau dur de l’Europe soit constitué de pays qui
accepteraient d’adopter comme valeur fondamentale ce nouveau
projet cosmopolitique. Ces bases pourraient-elles permettre
l’émergence d’une diplomatie commune ?
On retrouve cette demande de coopération entre Etats
(73 %) ou sous un aspect plus développé : valoriser
l’humanisation et l’interdépendance (53 %)
Concernant les valeurs de l’Europe, la place du Conseil de
l’Europe a été abordée. Outre le concept de
parité dans la démocratie, le Conseil de l’Europe
est à l’origine de la Convention européenne de
sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés
fondamentales ainsi que de la Charte sociale européenne de 1961,
révisée en 1996. Quelle est la place respective de ces
textes comparativement à la Charte de Nice ? Existe-t-il une
dévaluation du rôle du Conseil de l’Europe
étendu à des pays de l’ancienne URSS comme
l’Azerbaïdjan ? Quelle place pour le Conseil de
l’Europe en matière de défense des droits de
l’homme face à l’OSCE, à l’OTAN
et à l'Agence européenne des droits de l'homme ? A quelle
Charte l’Union européenne doit-elle adhérer ?
Des institutions européennes démocratiques font l’objet aussi d’une large demande (c’est le thème du second débat).
Une politique économique et sociale
constitue une attente forte également. Il existe un débat
à ouvrir concernant la lutte contre les paradis fiscaux et la
problématique de la taxation de la spéculation à
court terme. Ceci pose le problème de pratiques loyales de
concurrence au niveau mondial en fonction de critères sociaux et
environnementaux.
La construction d’un espace juridique homogène
représente une forte demande (70 %) alors que ce domaine
relève toujours de la coopération intergouvernementale.
Un point important a émergé dès le
début du débat : l’existence d’une demande
d’Europe. Le refus du Traité établissant une
Constitution pour l’Europe ne signifie pas un rejet
d’Europe. Ceci est confirmé par le sondage sur la question
suivante : quel degré d’intégration
européenne ?
0 % pour le souverainisme
13 % pour une Confédération
10 % pour une Europe du libre échange
3 % pour un projet politique a minima dans une seule Europe regroupant à terme 36 pays ou plus
13 % pour un projet politique dans la lignée de
l’Acte Unique, de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice, dans
une seule Europe, avec des coopérations renforcées
assouplies (Europe à la carte)
61 % pour un projet cosmopolitique entre un certain nombre de
pays, avec un budget augmenté, une architecture institutionnelle
renforcée, les autres pays constituant une simple zone de
libre-échange
Concernant l’élaboration d’un nouveau texte fondateur, les réponses donnent
11 % pour un Traité élaboré par les Etats
4 % pour Constitution préparée par le Parlement Européen
77 % pour une Constitution préparée par le Parlement
Européen, les Parlements nationaux et la
société civile (forums et débats citoyens)
8 % pour un groupe de sages constitué par le Parlement Européen et le Conseil
Malgré le fait que ce sondage réalisé en
cours de débat porte sur un nombre peu significatif, il semble
exister une forte demande et d’Europe, et d’implication des
citoyens dans l’élaboration de ce projet.
E/ La démocratisation des institutions européennes
Concernant le modèle architectural,
différentes modalités ont été
présentées en se basant sur le projet de Constitution
pour l’Europe de 1994 (rapport Herman, commission
institutionnelle du Parlement européen). Le sondage a donc
porté sur plusieurs choix :
Souverainisme, confédération, système actuel
mi-fédéral mi-confédéral, modèle
fédéral coopératif décentralisé,
modèle fédéraliste régional, Etat
fédéral.
Le modèle fédéral coopératif
décentralisé arrive en tête avec 46 % suivi par un
Etat fédéral à 38 % puis le modèle
fédéraliste régional avec 16 %.
On peut donc à nouveau noter qu’il existe une forte
demande d’intégration européenne. Ceci demanderait
a être confirmé par d’autres débats de ce
genre.
Quelle présidence pour l’Europe ?
Le système actuel de rotation de la présidence pose
un problème de représentation et de visibilité.
Mais c’est un président élu par le Parlement
européen qui recueille la majorité des souhaits avec 56 %
des voix, suivi par 28 % pour une élection au suffrage
universel. 10 % ensuite souhaitent une répartition des domaines
de compétences entre deux présidents selon qu’il
s’agisse d’affaires économiques et de
défense, ou d’affaires sociales et d’environnement.
Quels rôles pour le Parlement européen ?
Les quatre items retenus ont tous recueillis une large
majorité : Codécision systématique,
possibilité d’amendement à toutes les
étapes, contrôle de la Banque centrale, contrôle de
la politique commerciale à l’OMC.
Une seconde Chambre ?
Les participants au débat se sont exprimés à
65 % pour faire du Conseil une seconde Chambre. Monsieur Christian Hen
a suggéré de faire du Comité économique et
social et du Comité des régions une troisième
Chambre plutôt que de les inclure avec le Conseil dans la seconde
Chambre (qui pourrait prendre la dénomination de Sénat ou
Chambre de subsidiarité). Il a été proposé
que le lobbying s’exerce au niveau du Comité Economique et
social.
Le droit d’initiative
80 % pour le Parlement européen
50 % pour la Commission européenne
50 % pour un nombre représentatif de citoyens
30 % pour la seconde Chambre éventuelle
30 % pour la présidence de l’Europe
Concernant la Banque centrale
Une majorité de 70 % se dégage pour piloter la
croissance, le chômage et l’inflation, assurer une
coordination des politiques économiques, monétaires et
budgétaires, et pour placer la Banque centrale sous
contrôle démocratique
F/ Conclusion
Le plan D n’a actuellement aucune visibilité.
Les institutions européennes et les Etats veulent-ils
vraiment favoriser une mobilisation citoyenne autour du débat
sur l’avenir de l’Europe ?
Comment les pouvoirs politiques locaux, les élus et les médias peuvent-ils s’impliquer dans ce processus ?
Quels moyens donne-t-on aux associations pour initier des débats citoyens hors tout clivage politique ?
En l’absence de soutien, d’implication des élus
politiques et d’une médiatisation des débats, il
est probable que le plan D restera une coquille vide.
Mais tout laisse à penser que si le plan D devenait une
réalité sur le terrain, les citoyens
s’impliqueraient certainement davantage. Il resterait à
confirmer qu’il existe une réelle demande d’Europe
comme les citoyens l’ont exprimé lors de ce débat,
qu’ils soient favorables ou opposants au Traité
établissant une Constitution pour l’Europe.
Il serait enfin intéressant de confronter les
modalités de présentation des différents
débats organisés jusqu’à présent. Les
participants à ce débat ont apprécié la
différence de sensibilité des organisateurs sur le
Traité établissant une Constitution pour l’Europe,
et la présence d’un universitaire comme modérateur.
Les choix doivent être ouverts. Il serait peut-être
judicieux d’élaborer un questionnaire qui puisse servir de
base commune à l’ensemble des débats. Nous
proposons le modèle ci-après qui nécessite bien
sûr, avant d’être rempli, un débat tel celui
que nous avons conduit tout au long de la journée du 25 mars.
Thierry MEDYNSKI
Philippe FERAL
Président de Projets
d’Europe
Président régional de
l’Union pour l’Europe Fédérale
Proposition de questionnaire pour des débats citoyens
Question n° 1 : Quels rôles pour l’Europe ? (plusieurs réponses possibles)
Lutte contre chômage et précarité
Coopération entre Etats
Convergence fiscale
Politique libre échangiste au niveau mondial
Préférence communautaire selon les normes sociales et environnementales
Développer un monde multipolaire
Taxer la spéculation à court terme
Taxation des activités polluantes
Lutte contre les paradis fiscaux
Des institutions européennes démocratiques
Défense européenne indépendante de l’OTAN
Défense européenne liée à l’OTAN
Un Parquet européen et un espace juridique homogène
Protection de l’environnement
Agriculture productiviste
Agriculture respectant homme et environnement
Assurer la paix
Question n° 2 : Quel projet politique ? (une réponse)
Souverainisme (pays indépendant)
Confédération (coopération à l’unanimité)
Une Europe du libre échange
Un projet politique a minima dans une seule Europe regroupant à terme 36 pays ou plus
Un projet politique dans la lignée de l’Acte Unique,
de Maastricht, d’Amsterdam et de Nice, dans une seule Europe,
avec des coopérations renforcées assouplies (Europe
à la carte)
Un projet cosmopolitique (refus de toute tentative
hégémonique, humanisation et interdépendance)
entre un certain nombre de pays, avec un budget augmenté, et
avec une architecture institutionnelle renforcée, les autres
pays constituant une simple zone de libre-échange
Question n° 3 : Les modalités d’élaboration d’un nouveau texte fondateur (une réponse)
Traité élaboré par les Etats
Constitution préparée par le Parlement Européen
Constitution préparée par le Parlement
Européen, les Parlements nationaux et des débats
citoyens
Un groupe de sages constitué par le Parlement Européen et le Conseil
Question n° 4 : Quelle architecture institutionnelle ? (une réponse)
Souverainisme
Confédération
Système actuel mi-fédéral mi-confédéral
Modèle fédéral coopératif décentralisé
Modèle fédéraliste régional
Etat fédéral
Question n° 5 : Quelle présidence pour l’Europe ? (une réponse)
Le système actuel de rotation tous les 6 mois
Le président de la Commission européenne
Un président élu au suffrage universel
Un président élu par le Conseil européen
Le président de la Commission européenne et un président élu par le Conseil européen
Un président élu par le Parlement européen
Si vous avez choisi la dernière réponse (par le
Parlement européen), la variante suivante vous semble-t-elle
pertinente :
une répartition entre deux présidents élus
par le Parlement européen des affaires économiques (et
de la défense) d’une part, et des affaires sociales
(et de l’environnement) d’autre part :
Oui
Non
Question n° 6 : Quels rôles pour le Parlement européen ? (plusieurs réponses possibles)
une codécision systématique pour tout domaine
une possibilité d’amendement à toute étape
le contrôle de la politique de la banque centrale
le contrôle de la politique à l’OMC
Question n° 7 : Etes vous favorable à une seconde chambre (Sénat ou Chambre de subsidiarité) ?
oui
non
si oui, avec (plusieurs réponses possibles)
Conseil des ministres
Comité économique et social
Comité des régions
Question n° 8 : Le droit d’initiative pour (plusieurs réponses possibles)
La Commission européenne
Le Parlement européen
La seconde chambre éventuelle
Un nombre représentatif de citoyens européens
La présidence de l’Europe
Question n° 9 : Une banque centrale (plusieurs réponses possibles)
pour contrôler l’inflation exclusivement
pour agir sur la croissance, le chômage et l’inflation
avec une coordination des politiques monétaires, économiques et budgétaires
sous contrôle démocratique